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Pensions & pouvoir d’achat

Pensions et allocations : une hausse arrive en septembre, mais tout le monde ne recevra pas exactement 2 %

L’indice pivot a été dépassé en juin 2026. Les pensions et plusieurs prestations sociales seront donc adaptées en septembre, mais une nouvelle limitation change le calcul pour les montants supérieurs à 2.000 euros bruts par mois.

Une augmentation se prépare pour de nombreux pensionnés et bénéficiaires d’allocations en Belgique.

L’indice pivot a officiellement été dépassé au mois de juin 2026. Ce mécanisme entraîne une adaptation automatique des prestations sociales afin de tenir compte de l’évolution du coût de la vie.

La prochaine indexation doit être appliquée à partir de septembre 2026. Mais contrairement à ce que certains pourraient croire, tous les bénéficiaires ne verront pas nécessairement l’intégralité de leur revenu augmenter de 2 %.

La date à retenir Les pensions et prestations sociales concernées doivent être adaptées en septembre 2026, après le dépassement de l’indice pivot constaté en juin.

Pourquoi cette augmentation est-elle déclenchée ?

En Belgique, l’évolution des pensions, des allocations et des traitements publics est liée à ce que l’on appelle l’indice santé lissé.

Celui-ci suit l’évolution du prix d’un panier de biens et de services consommés par les ménages. Certains produits, comme le tabac, l’alcool, l’essence et le diesel, ne sont pas repris dans son calcul.

Lorsque cet indice atteint un seuil déterminé à l’avance, appelé indice pivot, une indexation est déclenchée.

Le seuil de 100,28 a été dépassé en juin 2026. Le nouvel indice pivot est désormais fixé à 102,29.

Quelles prestations sont concernées ?

L’indexation vise différentes prestations relevant de la sécurité sociale belge.

  • Les pensions légales versées aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires.
  • Les allocations de chômage pour les personnes qui conservent leur droit.
  • Les indemnités d’incapacité de travail et d’invalidité.
  • Certaines allocations destinées aux personnes en situation de handicap.
  • Plusieurs autres prestations sociales liées au mécanisme de l’indice pivot.
Aucune demande particulière ne devrait être nécessaire Lorsqu’une prestation est concernée, l’adaptation est normalement calculée automatiquement par l’organisme qui effectue le paiement.

La hausse de 2 % sera limitée à 2.000 euros

Une nouvelle règle appelée « indexation en centimes » modifie le fonctionnement habituel.

Pour les prestations sociales, la hausse de 2 % sera appliquée uniquement à la partie du montant brut qui ne dépasse pas 2.000 euros par mois.

Une personne qui reçoit moins de 2.000 euros bruts bénéficiera donc de l’indexation complète sur l’ensemble de sa prestation.

En revanche, lorsque le montant brut dépasse 2.000 euros, la partie supérieure à ce plafond ne sera temporairement pas indexée.

Ce n’est donc pas 2 % sur la totalité pour tout le monde Pour les prestations dépassant 2.000 euros bruts par mois, l’augmentation maximale liée à cette indexation correspondra à environ 40 euros bruts mensuels.

Quelques exemples simples

Prestation brute actuelle 1.500 € Hausse théorique d’environ 30 € bruts par mois.
Prestation brute actuelle 2.000 € Hausse théorique d’environ 40 € bruts par mois.
Prestation brute actuelle 2.500 € Hausse limitée à environ 40 € bruts, et non 50 €.

Ces exemples concernent des montants bruts. La différence réellement visible sur le compte bancaire peut varier selon les retenues fiscales et la situation personnelle du bénéficiaire.

Les fonctionnaires sont également concernés

Les traitements, allocations et indemnités du secteur public doivent également être adaptés à partir de septembre 2026.

Pour les salaires publics, le plafond utilisé pour l’indexation en centimes est plus élevé : la hausse de 2 % s’applique sur la tranche allant jusqu’à 4.000 euros bruts par mois.

Un salaire public inférieur à ce montant sera indexé dans son intégralité. Pour un salaire supérieur, seule la tranche de 4.000 euros bénéficiera de la hausse.

Pour un salaire public supérieur à 4.000 euros L’augmentation maximale liée à cette indexation correspondra à environ 80 euros bruts par mois.

Qu’en est-il des salariés du secteur privé ?

Le dépassement de l’indice pivot ne signifie pas que tous les salariés du privé recevront automatiquement 2 % en septembre.

Dans le secteur privé, les règles dépendent de la commission paritaire et des conventions applicables à l’entreprise.

Certains salaires sont adaptés chaque mois, d’autres à des moments fixes de l’année ou lorsqu’un indice sectoriel particulier est dépassé.

Un travailleur doit donc vérifier les règles de sa commission paritaire ou consulter sa fiche de paie pour connaître la date et le montant de son indexation.

Quand l’argent sera-t-il visible ?

L’adaptation doit prendre effet en septembre 2026, mais la date exacte du paiement dépend de l’organisme concerné et du calendrier habituel de versement.

Un pensionné devrait constater la modification lors du paiement de sa pension concerné par l’entrée en vigueur de l’indexation.

Il est conseillé de comparer le montant brut indiqué sur le décompte avec celui du mois précédent, plutôt que de regarder uniquement le montant net versé.

Pourquoi le montant net peut-il sembler moins élevé ?

Une augmentation brute de 30 ou 40 euros ne signifie pas nécessairement que le compte bancaire sera crédité exactement de cette somme supplémentaire.

Des retenues fiscales, le précompte professionnel ou certaines cotisations peuvent influencer le montant final.

Pour certaines personnes, l’augmentation nette sera donc légèrement inférieure au calcul brut présenté.

Ce qu’il faut retenir

  • L’indice pivot a été dépassé en juin 2026.
  • Les pensions et prestations sociales concernées seront adaptées en septembre.
  • Le taux annoncé est de 2 %.
  • Pour les prestations sociales, l’indexation est limitée à la tranche de 2.000 euros bruts.
  • L’augmentation maximale sera donc d’environ 40 euros bruts par mois au-delà de ce plafond.
  • Pour les salaires du secteur public, le plafond est fixé à 4.000 euros bruts.
  • Les règles du secteur privé dépendent de la commission paritaire.
  • Le montant net réellement reçu peut varier selon les retenues appliquées.
Sources : Bureau fédéral du Plan et SPF Stratégie et Appui.