Allocations de chômage : près de 37.300 personnes auraient perdu leurs droits en mars
La réforme du chômage continue de faire réagir en Belgique. Selon les chiffres relayés, seule une partie des personnes concernées aurait retrouvé un emploi après la perte de leurs allocations.
La réforme du chômage provoque de nombreuses réactions. Selon les informations relayées par RTL info, près de 37.300 chômeurs de longue durée auraient perdu leur droit aux allocations en mars.
Parmi ces personnes, environ 10 % auraient retrouvé un emploi. Un autre chiffre attire aussi l’attention : une partie importante des personnes concernées se tournerait désormais vers le CPAS pour obtenir un revenu d’intégration.
Une réforme qui limite la durée du chômage
La réforme prévoit une limitation dans le temps des allocations de chômage complet. Le droit aux allocations peut désormais être limité à une durée maximale, avec une période de base et des prolongations possibles selon le passé professionnel.
Pour les personnes déjà au chômage avant l’entrée en vigueur complète du nouveau système, la fin du droit aux allocations se fait progressivement, par vagues, selon leur situation.
Un impact direct pour les chômeurs de longue durée
Les personnes les plus touchées sont les chômeurs de longue durée. Pour certaines, la perte des allocations peut signifier une baisse brutale de revenus ou un passage vers d’autres formes d’aide sociale.
C’est ce point qui alimente une grande partie du débat : la réforme encourage-t-elle réellement le retour à l’emploi, ou déplace-t-elle simplement une partie du problème vers les CPAS ?
Seulement une partie aurait retrouvé un emploi
Selon les chiffres évoqués, environ une personne concernée sur dix aurait retrouvé un emploi après la perte de ses allocations.
Ce chiffre fait réagir, car il pose une question importante : est-il réaliste de penser que toutes les personnes éloignées du marché du travail peuvent retrouver rapidement un emploi, surtout après plusieurs années de chômage ?
Les CPAS sous pression ?
Lorsque les allocations de chômage prennent fin, certaines personnes peuvent demander une aide auprès du CPAS, si elles remplissent les conditions.
Cela peut créer une pression supplémentaire sur les services sociaux locaux, qui doivent analyser les situations individuelles et accompagner des personnes parfois déjà fragilisées.
Un débat qui divise
Pour les partisans de la réforme, limiter la durée des allocations doit encourager davantage de personnes à retourner vers l’emploi.
Pour ses opposants, le risque est de fragiliser des personnes déjà en difficulté, sans garantir qu’un emploi adapté soit réellement disponible pour chacune d’entre elles.
Ce que les personnes concernées doivent vérifier
Les personnes concernées par la réforme doivent rester attentives aux courriers reçus de l’ONEM ou de leur organisme de paiement.
- Vérifier la date de fin éventuelle du droit aux allocations.
- Demander des informations à son organisme de paiement.
- Se renseigner auprès du FOREM, d’Actiris, du VDAB ou de l’ADG selon la région.
- Contacter le CPAS en cas de perte de revenus.
- Garder une trace des démarches de recherche d’emploi ou de formation.
Une réforme qui continue de faire parler
Les premiers chiffres donnent déjà une idée de l’impact social de la réforme. Près de 37.300 personnes auraient perdu leurs allocations en mars, tandis qu’une minorité seulement aurait retrouvé un emploi.
Le sujet reste sensible, car il touche à la fois au travail, à la sécurité financière, aux CPAS et à la manière dont la Belgique accompagne les personnes éloignées de l’emploi.